TECHNIQUE du SOLAIRE THERMIQUE


LES TOURS SOLAIRES !?
Voir aussi les “gratte-ciels écolos”

2008

Source ADIT, mai: Projet allemand de construction d’une centrale à cheminée solaire de 1.000 mètres de haut en Afrique

2006

Source ADIT, novembre: France, Couchée à flanc de montagne, la tour solaire est plus efficace:


Fournir jusqu’à 500 mégawatts de puissance électrique – le tiers d’une tranche nucléaire – uniquement avec la chaleur solaire et l’altitude de la montagne: c’est le projet Elioth, élaboré par Raphaël Ménard et son équipe de la société d’ingénierie OTH.

Le principe est inspiré des tours solaires, où l’air est d’abord chauffé au sol, dans une serre géante, puis aspiré dans une cheminée au centre de l’infrastructure afin d’entraîner des turbines.

Le courant d’air ascendant résulte du contraste de température entre le sol et l’altitude. Seul inconvénient: pour être performante, l’installation doit disposer d’une cheminée de plus de … 1.000 m de haut! Elioth remplace la tour par des conduits à flanc de montagne.

    Avec une serre de 3.000 ha construite dans la vallée surmontée d’un conduit débouchant à 2.000 m, pour une différence de température de 50 à 60°C, la production électrique annuelle équivaudrait à 12,5 fois celle de la future tour de 750 m projetée en Espagne, à Manzanares!

     Plusieurs régions montagneuses, dont l’île de la Réunion et la Sierra Leone, sont déjà envisagées afin d’y établir un projet pilote conçu pour limiter au maximum son impact sur l’environnement: l’installation pourra, en effet, être facilement démontée.


2004

Source ADIT, janvier, Israël, Projet d’une “Energy tower” finance par des Francais:

  Michael BEIT, le Chief Scientist du ministère des Infrastructures, a annoncé que le géant francais Alstom était en négociation pour investir dans la construction d’une “Energy tower” en Israël.

    Les “Energy towers”, inventées par le professeur ZASLAVSKY du Technion, permettent de produire de l’électricité à partir de l’air chaud et sec du désert.

    Lorsque l’air chaud et sec absorbe de l’humidité, il devient lourd et descend. Si cet air est enfermé dans une structure solide, il tombe encore plus rapidement, et sa vitesse pourrait permettre de mettre en rotation une turbine qui génèrerait de l’électricité.

    Selon les calculs du professeur ZASLAVSKY, la tour ferait 1.000 mètres de hauteur (3 fois la Tour Eiffel!) et 400 mètres de diamètre.

Elle devrait produire environ 800 MW, à un coût de 4,5 cents par kWh (approximativement le même prix que l’électricité produite grâce au gaz naturel).

    De plus la tour pourrait être utilisée pour dessaler des centaines de millions de mètres cubes d’eau par an, à un coût de 30 cents par mètre cube (la moitié du coût d’une centrale conventionnelle de dessalement). Quasiment tout le coût du projet se trouve dans la construction de la tour (l’air du désert est gratuit!). Deux lieux du Neguev ont été pressentis: Arava et Pithat Shalom.

    Selon M. BEIT, Alstom serait d’accord sur les bases scientifiques et fiscales du projet, et devrait obtenir l’aide financière du Fond de l’Union Européenne pour la Recherche et le Développement.
Source: Haaretz, 20/01/2004


2003

  • · Source ADIT, novembre: Australie – Chine, Landmark Solar Tower Deal:
enfin une photo!
enfin une photo!

    EnviroMission Ltd has successfully negotiated a landmark agreement with international investors securing A$1,500,000 towards the ongoing development of Solar Tower power station technology. This substantial investment will provide the necessary working capital to progress the Australian development of Solar Tower technology.

    The investor, Sunshine Energy (Aust) Pty Ltd represents interests of investors from China who have intentions to develop the technology in China. Sunshine Energy’s investment will equate to approximately 15 percent of the expanded issued capital of EnviroMission.

    Sunshine Energy will also make a further investment of US$1,000,000 in SolarMission Technologies Inc, EnviroMission’s major shareholder and holder of the licence for Solar Tower technology in China and other international markets including the United States.

 EnviroMission Chief Executive Roger Davey said: “The sun may rise in the east and set in the west but the partnering of east and west commitment to Solar Tower development now gives rise to a force unlikely to caste shadows of cynicism or doubt where ever the technology may face the sun.

    Davey said he believed the first project would always have the steepest learning curve and capital cost although added: “learning curves also come with their rewards.”


  • · Source ADIT, octobre, Israël, Une nouvelle énergie basée sur la convection de l’air:

 Une équipe de chercheurs de la Faculte de Génie Agricole du Technion a abordé d’une toute nouvelle manière la production d’électricité. 

    Ils ont nommé leur nouveauté Energy tower .
    L’idée du professeur Dan ZASLAVSKY consiste à utiliser la convection de l’air à travers une tour creuse afin de mettre en rotation des turbines situées tout au bas de la tour. (Mais voir aussi ci-dessous)

    De fines gouttes d’eau froides pulverisées au sommet de la tour s’évaporent en refroidissant l’air qui plonge au bas de la tour et fait tourner les turbines. 

    Selon M. ZASLAVSKY, 40 tours de ce type pourraient générer assez d’électricité pour le monde entier, pour aujourd’hui comme pour demain.

    L’équipe a créé l’entreprise Sharav Sluice afin de promouvoir l’idée et le Docteur Rami GUETTA, manager du projet, a déclaré que la compagnie était déjà en négociation pour construire une tour de 10 MW en Inde

    D’autres pays comme l’Australie ou le Chili ont montré un sérieux intérêt pour le projet. 

Une compagnie française semblerait intéressée par la fabrication des pièces mécaniques des tours.

    Une tour de 50 MW devrait être haute de plus de 600 m avec 400 m de diamètre. Bien que la surface totale nécessaire pour une telle centrale soit deux fois celle d’une centrale conventionnelle, cela correspond seulement au dixième de la surface indispensable pour produire la même quantité d’électricité à partir de panneaux solaires. De plus la centrale peut fonctionner aussi bien de jour que de nuit

    A la suite de la présentation de M. ZASLAVSKY lors de la conférence, les représentants du département américain de l’Energie se seraient montrés intéressés par les “Energy towers”.

     Ces travaux ont fait l’objet d’une présentation lors de la conférence israëlo-américaine à Jerusalem d’août 2003 (Conférence pour l’indépendance énergétique des démocraties).

Contacts :
– Pour plus d’informations: http://www.technion.ac.il/technion/dimotech/sharav.html
Sources : Israel21c, 15/09/2003Voir également janvier 2004


2002: AUSTRALIE

  • · Source T-Toctobre:

    C’est Le Monde (entre autres) du 4/9/02 qui présente ce projet d’une tour, haute de 1.000 mètres où un courant ascendant d’air chaud, produit par une serre de 5 km2 qui en entoure le pied entraînerait 32 turbines de 6,5 MW chacune:

Cette invention de l’Allemand Jorg Schlaich, de l’Université de Stuttgart, devrait fournir à terme 200 MW. Cela, bien entendu, sans déchets. L’érection s’en ferait à Buronga dans le désert du Sud-est de l’Australie et, si accord du gouvernement de Nouvelles-Galles, les travaux devraient commencer début 2003.

    Quelques chiffres: 2.700 personnes devraient travailler sur ce chantier. Prix du projet: 380 millions € (bien moins cher qu’une centrale nucléaire). Diamètre de la “cheminée” 130m. Epaisseur du béton: 1 m à la base et 25 cm au sommet. Total du béton armé précontraint: 400.000 m3. Ce béton sera pompé à partir de plates-formes construites au fur et à mesure de l’érection de la cheminée.

Profondeur des fondations: 4m. Pour éviter l’ovalisation, des câbles en acier (inoxydable bien entendu), comme des rayons de roue de vélo, seront placés à 6 hauteurs différentes. Leur impact (freinage) sur la montée de l’air chaud ne devrait pas dépasser 2%. Température ~ constante de la “serre”: 30oC. Vitesse du courant d’air chaud ascendant: 35 à 50 km/h. 

Des réservoirs d’eau (des ballasts), au sol, sous la surface vitrée, emmagasinant la chaleur solaire de jour, permettraient à la “Tour” de fonctionner la nuit. Les turbines seront installées à la base de la tour.

Déjà une tour similaire, haute seulement de 194 m avait été construite à Manzanares, en Espagne, par le cabinet allemand Schlaich-Bergermann. La “serre” faisait 6.000 m2. Elle a produit 50MW durant 7 ans. Rappel: les plus hautes constructions humaines sont à Kuala Lumpur, Malaisie, 452m et à Toronto, Canada, 552m.

Sachez que le vent pourrait produire des déplacements de 10 m d’amplitude au sommet de la tour.
NB. Le sommet de la Tour Eiffel n’oscille, par vents de 180 km/h, que de 10 à 18 cm.


  • · Dernière nouvelle: cette tour vient de recevoir le “feu vert” du gouverneur de province du New South Wales australien en octobreThe Economist ” de novembre, p. 106, indique 60 km de vitesse ascensionnelle du courant d’air chaud dans la tour, (au lieu des 35 à 50 km/h du “Monde “).

    C’est dû aux accords de Tokyo que ce projet prendra cours, malgré que l’Australie produise un des charbons les moins chers au monde. Nous rappelant l’histoire de Popov, Christian Vange, ancien directeur scientifique du COMES, fait savoir qu’un tel type de générateur avait déjà été proposé au début des années ’80 par Edgard Nazare, ingénieur français. 

· ADIT:
     – On trouve sur le site du journal Le Monde du 4 septembre, un article sur la “tour solaire” en projet en Australie, 1 km de haut, 5 km² de capteurs solaires, 200 MW… (=> pour les zones désertiques?…): «Une tour solaire de 1.000 mètres de haut en Australie», par FREDERIC THERIN. => A suivre!

    – Texte disponible également sur Yahoo du 23 septembre 2002
    – Autriche: vers le tout-solaire pour une tour ou la planète entière…

     L’entreprise autrichienne Sun-Systems a présenté un projet de construction à Vienne d’une tour entièrement alimentée par énergie solaire. D’une hauteur de 160 mètres, elle serait entièrement couverte de capteurs solaires et de cellules photovoltaïques et équipée d’une pompe à chaleur solaire couplée à un accumulateur à saumure souterrain, ce qui lui permettrait de couvrir ses besoins pour le chauffage et l’éclairage, et de revendre le surplus d’électricité.

     Un système de circulation de fluide caloporteur permettrait d’équilibrer la température entre les zones exposées au soleil et les autres, afin d’éviter le recours simultané à la climatisation et au chauffage. L’investissement total serait de 70 millions €, et l’économie d’énergie annuelle atteindrait 860.000 €.