| Un document de synthèse
a été préparé par J. LAKEY, président
de f'IRPA, regroupant les premiers résultats de l'enquête
effectuée par l'International Radiation Protection Association,
concernant l'éventuel abaissement des limites de doses par la CIPR.
Une première analyse des réponses adressées par vingt
sociétés nationales de radioprotection (sur les trente-et-une
affiliées actuellement à l'fRPA) fait apparaitre le
point suivant:
- quinze sociétés se déclarent opposées
à une diminution des limites de doses: Afrique du Sud, Australie,
Autriche, Belgique, Corée, France, Hongrie, Inde, Italie, Japon,
Pays-Bas, Pologne, RFA. Suisse, TChécoslovaquie:
- trois sociétés se déclarent favorables à
une réduction des limites de doses: Argentine, Grèce, Luxembourg;
- les sociétés britannique et nordique font état
d'avis partagés de leurs membres.
Ce document qui confirme bien l'opposition de la grande majorité
des Sociétés de radioprotection à un abaissement des
limites de doses a été présenté à la
dernière réunion du Comité IV de fa CIPR.
G. UZZAN
membre du Conseil exécutif de l''lRPA
secrétaire général de la SFRP
SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE RADIOPROTECTION
tableau en cours
Pour votre gouverne personnelle, voici ce à
quoi notre «Société Française de Radioprotection»
est en train de rêver.
D'une part, cela se fait sans consultation
des gens vraiment intéressés: travailleurs et population.
D'autre part, la composition du bureau de la SFRP permet de comprendre
que ses intérêts sont en quadrature avec ceux des gens vraiment
intéressés. Ce serait quand même mieux si ce n'était
pas EDF et le CEA qui formulaient les normes. Nous ignorons si dans les
autres pays c'est pareil qu'en France, mais compte tenu de ce que nous
savons, nous avons des gros doutes. Heureusement, lors de l'établissement
des fameuses normes, les travailleurs et la population des autres pays
ont apparemment plus de moyens d'action.
Répétons ce que nous avons déjà
écrit dans l'éditorial, nous avons intérêt à
nous battre pour que le droit change, sinon nous finirons laminés.
Et pour illustrer notre propos, dessin page ci-contre:
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suite:
Dernière nouvelle d'URSS
On a parié. On a gagné.
Les Biélorusses et les Ukrainiens ont perdu
Les scientifiques biélorusses
et ukrainiens recommandent l'évacuation de la population de certaines
régions contaminées sur des critères qui correspondent
aux limites de dose acceptable de la CIPR. Le responsable de la radioprotection
d'URSS, L. Iline, s'y oppose en voulant imposer des limites plus élevées.
Dans la dernière Gazette,
nous avions fourni une liste d'experts français susceptibles de
venir à sa rescousse. Nous avions visé juste. P. Pellerin,
l'homme qui a réussi à stopper net le nuage de Tchernobyl
sur nos frontières, est l'un des trois délégués
de l'Organisation Mondiale de la Santé qui sont intervenus à
l'Académie des Sciences de Biélorussie pour préconiser
des limites 2 à 3 fois plus élevées que celles d'Iline.
Ainsi, P. Pellerin de l'OMS ne reconnaît pas les recommandations
de P. Pellerin de la CIPR. Plus, ce haut fonctionnaire du ministère
de la santé, en préconisant de telles limites, ne reconnaît
pas la validité de la législation française.
Des manifestations importantes
ont eu lieu à Minsk. Des gens ont été arrêtés.
P. Pellerin vient d'apporter son aide au pouvoir central qui veut interdire
le droit des habitants à choisir leur lieu de résidence en
dehors des territoires contaminés.
p.30
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